Augmenter le volume des fesses

Les fesses représentent chez la femme une partie de son corps ayant une « valeur » esthétique importante. Toutefois certaines femmes ne prennent pas trop d’intérêt à les mettre au dessus des autres critères esthétiques, tandis que d’autres femmes leur accordent une importance majeure. La mode du « juste au corps » met justement les fesses en valeur, et elle a gagné la planète toute entière, comme chacun peut le constater. Et pour les femmes qui ont « peu » de fesses ou souhaitent les étoffer encore plus, la science est à leur service pour satisfaire leurs désirs.

L’augmentation des fesses, un phénomène à la mode

Depuis longtemps, différentes techniques ont été mises en œuvre pour augmenter le volume des fesses. C’est même devenu un phénomène de mode, apparu en Amérique du Sud il y a quarante ans. Et comme nous vivons dans un monde « petit », le phénomène s’est internationalisé pour ne pas dire « mondialisé ». « L’exportation » de la culture y est pour quelque chose aussi !.

En Amérique du Sud, principalement au Brésil, l’augmentation du volume de fesses est tout ce qu’il y a de banal. Ensuite la mode a gagné les Etats-Unis, accentuée par le phénomène Jennifer Lopez qui a « répandu » le syndrome du même nom qui a fait des émules. En Europe, la demande est encore assez timide, comme en France. Mais la science s’est mise au diapason, sans tarder.

Les techniques utilisées

Différentes techniques sont disponibles pour augmenter le volume des fesses. A qui s’adressent donc ces techniques ? A celles qui ont des fesses plates ou pas assez développées, à celles qui ont des fesses tombantes notamment avec l’âge, ou à celles qui désirent avoir des fesses plus volumineuses ou plus arrondies sur leur partie supérieure.

Le « remodelage » des fesses combine souvent plusieurs opérations telles que liposuccion suivie de micro-transplantation, en vue d’augmenter leur volume, de les remonter (fesses tombantes) et les arrondir (fesses plates). Appelée aussi liposculpture, cette technique peut intervenir également pour « remodeler » la taille, les hanches, la culotte de cheval, les poignées d’amour et le sacrum, embellissant plus la silhouette de la femme et accentuant le galbe de ses fesses. Selon ses besoins et selon le conseil du médecin, la femme qui souhaite donc augmenter ou remodeler ses fesses peut choisir entre différentes techniques, dont les plus connues sont cependant les prothèses de fesses ou implant fessier, le lipofilling ou injection de graisse, et, plus rarement utilisée, l’injection d’un « filler » qui est un produit synthétique.

• La technique de "l’implant fessier" consiste à insérer chirurgicalement des prothèses ou implants en gel de silicone cohésif, par une incision verticale le long du pli inter-fessier. Elle peut donner un résultat satisfaisant de naturel car l’implant s’intègre bien dans les muscles fessiers et parce qu’il a une consistance presque égale à celle de ces derniers. Cette technique ayant ses adeptes, présente toutefois quelques risques post-opératoires : hématome, infection, déplacement de l’implant, lymphorée (accumulation de lymphe), phlébite…

• Le "lipofilling" ou injection de graisse est aussi une technique bien connue et ce depuis longtemps. Puisqu’elle nécessite un prélèvement de graisse dans un premier temps pour la réinjecter au niveau des fesses dans un deuxième temps, elle ne peut pas être utilisée si la patiente a très peu de graisse sur son corps alors que son opération en nécessite une grande quantité. La graisse est donc d’abord prélevée par lipo-aspiration à basse pression pour prendre bien soin de ne pas altérer aucunement les lobules graisseux. Les zones de prélèvement sont l’abdomen, le ventre, les hanches, la culotte de cheval, la face interne des genoux. La personne a donc intérêt à ne pas être maigre !

Dans la deuxième phase, la graisse prélevée est réinjectée au niveau de la partie supérieure des fesses, après être centrifugée ou non, à l’aide d’une canule (petite seringue). C’est une opération longue et méticuleuse car il faut remplir un à un les centaines de tunnels adipeux. Deux à quatre séances d’injection sont par ailleurs nécessaires pour aboutir à un bon résultat esthétique car la graisse peut perdre soixante dix pour cent de son volume.

Cette technique est intéressante dans la mesure où elle est naturelle et n’utilise que la propre graisse de la patiente. Quoiqu’il en soit, elle présente, elle aussi, quelques risques post-opératoires, comme l’infection, ou la résorption de la graisse…

• L’injection d’un filler est une autre technique d’injection cette fois-ci d’une substance synthétique, principalement « l’alkylamide ». Elle est aussi appelée « endoprothèse ». Lorsque cette substance est injectée dans l’hypoderme (au niveau de la graisse) elle est automatiquement enveloppée par une capsule très mince (0,02mm) collagénique qui isole les tissus. C’est l’organisme qui effectue cette action, qui, une fois terminée, aura transformé la substance injectée en prothèse qui se comporte ainsi. Comme toujours, un des principaux risques est le risque septique.

Pour augmenter le volume des fesses, les techniques sont donc diverses ; la plus la décision appartient sans doute au médecin chirurgien car c’est lui qui est en mesure de définir la meilleure adéquation technique/patiente.Ensuite, il doit bien informer sa cliente des risques possibles relatifs à la technique choisie bilatéralement car effectivement la patiente peut aussi émettre son avis.