Le lifting par endoscopie

Pour rajeunir son visage, il existe différentes techniques chirurgicales. Elles peuvent être pratiquées séparément, certaines peuvent être complétées par une autre pour donner des meilleurs résultats.

Lifting endoscopique ?

Les différentes zones du visage sont à traiter par des techniques spécifiques. Ainsi, pour réparer les affaissements de l’ovale du visage par exemple, la technique appropriée est le lifting cervico-facial, mais elle peut être complétée par le lifting endoscopique pour éliminer aussi et en même temps les rides frontales, pour corriger l’affaissement des sourcils et du coin externe des yeux qui donnent à la patiente ou au patient un visage dur avec un air triste ou soucieux ou même sévère sans l’être réellement.

Le lifting par endoscopie est donc une technique spécialement destinée à l’embellissement du regard, qui concerne les zones autour des yeux, les sourcils, les paupières, les tempes, etc… Il présente des suites post-opérations plus simples et rapides que celles du lifting frontal classique. La beauté du regard est une valeur importante pour un visage jeune et éclatant, d’où l’attention qu’on lui accorde. En d’autres termes, le lifting endoscopique vise à rajeunir la partie supérieure du visage, une opération qui n’est pas incluse dans le lifting cervico-facial.

Le niveau et le type de vieillissement, la forme du front et des reliefs osseux, l’implantation capillaire… définiront quelles sont les zones à traiter et quelle technique utiliser. En effet, dans certains cas, le lifting endoscopique s’avère insuffisant, ce qui nécessite le recours au lifting au lifting classique comportant une incision du cuir chevelu.

Les préparations nécessaires avant l’opération

La consultation constitue une étape importante. Questions, réponses, mise en confiance de la patiente ou du patient…, elle sert de préparation morale et psychologique, et est aussi en même temps une étape informative, pour éclairer le ou la future opérée sur ce qu’elle va subir et les résultats qui en suivront, pour un consentement légitime basé sur la confiance.

Les photographies de la patiente de quinze à vingt an plus jeune sont nécessaires, pour pouvoir apprécier l’évolution du visage et son vieillissement.

Le chirurgien tiendra aussi compte de la qualité de la peau, de l’implantation des cheveux, du niveau de tabagisme, de l’importance de l’exposition au soleil, car tous ces facteurs auront une incidence sur les gestes opératoires qu’il va effectuer. Il a par ailleurs la responsabilité d’expliquer les limites de la chirurgie, notamment relatives à l’âge de la patiente. Chez un sujet jeune, le résultat esthétique ne sera pas très visible mais durera plus longtemps, tandis que chez une personne âgée il sera plus démonstratif et montrera facilement les imperfections.

La patiente ou le patient doit arrêter de fumer un mois au moins avant le jour de l’opération pour minimiser la souffrance de la peau.

L’intervention

L’intervention dure en général une heure et demie mais elle peut être prolongée si d’autres techniques opératoires lui sont associées, telles la blépharoplastie, la canthoplastie qui consiste à réorienter la fente palpébrale, ou le lifting cervico-facial….

Elle se pratique sous anesthésie générale ou sous neuronéptanalgésie. Le lifting endoscopique nécessite l’utilisation d’un matériel optique spécial, d’une caméra vidéo spéciale ainsi que d’une instrumentation spécifique, qui permettront au chirurgien de maîtriser ses gestes, au cours des quels il fera de trois à cinq incision nettement plus petites et cachées dans le cuir chevelu, l’obligeant donc à faire preuve d’une grande précision gestuelle.

Par un décollement, les muscles responsables des riches seront traités grâce au rétablissement de l’équilibre entre les élévateurs et les abaisseurs ; il permettra aussi le redrapage de la peau et des sourcils. Un drainage aspiratif et un pansement compressif complètent la suture simple ou avec agrafe.

Les cicatrices sont moindres, ce qui peut éviter par exemple les démangeaisons du cuir chevelu, les chutes de cheveux et les névralgies, habituellement causés par les suites des grandes incisions d’un lifting classique.

Les suites de l’opération

Les suites opératoires du lifting endoscopique sont assez simples et disparaissent rapidement. Une traction un peu douloureuse sur le front, un gonflement des paupières supérieures accompagné d’ecchymose, oedème… peuvent survenir. Pour diminuer ce dernier, il est conseillé d’appliquer des compresses glacées pendant les premiers jours.

Quoique complètement dissimulées dans les cheveux de la patiente, les cicatrices peuvent toutefois provoquer des sensations de tiraillement causées par le processus de cicatrisation en cours.

Généralement, la patiente est hospitalisée pendant un à deux jours. Quand elle retournera à son domicile, quelqu’un doit l’accompagner. En ce qui concerne ses activités, elle doit arrêter son travail pendant dix à quinze jours.

Elle ne pourra pas non plus faire du sport qu’au bout de quatre à six semaines. Elle évitera séances d’UV (Ultraviolets) et exposition prolongée au soleil pendant six semaines car elles peuvent provoquer une pigmentation durable des joues comportant des bleus.

Néanmoins, la ou le patient peut « prendre l’air » mais elle ou il doit se protéger du soleil par des lunettes, un chapeau à bords larges ainsi que par l’application préalable d’une crème écran total sur les zones ecchymotiques.

Le résultat esthétique est obtenu et visible à la sixième semaine après l’opération. Le regard de la ou du patient est plus reposé. Son front redevient lisse et est remodelé au niveau de la ligne sourcilière.

Mais il faut noter que le lifting endoscopique, même bien réussi, ne peut pas arrêter le processus de vieillissement comme c’est le cas pour les autres techniques.

Quelques rides ne sont pas supprimées, particulièrement les rides d’expression. Pour avoir un résultat bien satisfaisant, des injections locales à base de toxine botulique peuvent être indiquées.

Les risques de l’opération

Comme toute autre intervention chirurgicale, le lifting endoscopique peut par ailleurs présenter des risques spécifiques et des complications, tel que saignements, infection, mauvaise cicatrisation. Des complications imprévisibles peuvent survenir malgré les compétences du chirurgien et de son équipe, malgré la rigueur chirurgicale. L’hématome, par exemple, est fréquent et ne peut être évacué que grâce à une requise chirurgicale.

Quelques troubles au niveau des zones opérées sont à prévoir, mais ils ne constituent pas des cas graves nécessitent une intervention supplémentaire. Les complications graves et exceptionnelles ne doivent pas être ignorées. Elles sont possibles quelles que soient la qualité de la technique médicale, la rigueur professionnelle du chirurgien, et le niveau des avancées technologiques chirurgicales actuelles.

Quoique très rarement, une paralysie du muscle frontal, ou une anesthésie irrémédiable d’une moitié du front peut survenir. Le mieux est d’informer le ou la patiente de tous ces risques, sans que cela doive affecter la confiance réciproque qui doit s’établir entre lui ou elle et son chirurgien.

Le lifting endoscopique est une technique qui peut s’avérer efficace contre les rides. Cependant, cette chirurgie suit des règles à respecter à la fois par le médecin et surtout par le patient lui même et ce afin de minimiser le risque de complication et les désagréments qui peuvent survenir après l’opération. Maintenant que vous savez de quoi il en retourne, c’est à vous de faire les bons choix !.