Le lifting de la face et du cou

Le lifting de la face, c’est-à-dire du visage, et du cou, est aussi communément appelé « lifting cervico-facial ». C’est une technique chirurgicale réparant les affaissements et le relâchement des tissus cutanéo-graisseux de l’ensemble du visage et du cou, qui se traduisent par un déplacement de ceux-ci vers le bas, avec l’âge.

La forme ovale du visage en est alors altérée, ainsi que la fermeté du cou. Mais la science mise au service direct de l’homme, ou plutôt de la femme et de son visage notamment, peut y remédier grâce aux différentes techniques médicales spécifiques, chirurgicales pour la plupart.

Toutefois il faut reconnaître que de plus en plus d’hommes accordent aussi de l’importance aux traits de leur visage et recourent donc au lifting cervico-facial, quoiqu’ils ne représentent que vingt pourront des demandes contre quatre vingt pourcent donc pour les femmes ; et cet écart est, semble-t-il, en train de se réduire.

En général, cette technique chirurgicale du visage qui lutte contre la vieillissement peut être pratiquée à partir de l’âge de quarante ans, sans toutefois qu’il y ait une quelconque limite d’âge.

En effet, le vieillissement de la peau et des tissus faciaux varie d’une personne à l’autre en fonction de la nature de la peau, de la structure osseuse de la face, du niveau d’exposition au soleil, de l’importance du tabagisme enfin et surtout de l’hérédité. Les effets esthétiques indésirables de ce vieillissement se traduisent entre autres par la formation des bajoues et l’accentuation des sillons naso-géniens qui entourent la bouche. Il faut noter que le lifting cervico-facial ne peut pas être pratiqué pour éliminer les proches malaises sous forme d’œdème sur la pommette, provoquée par ce qu’on appelle une « stase lymphatique ».

Les préparations nécessaires

Certaines étapes préalables sont nécessaires avant l’intervention chirurgicale elle-même.

Il faut déjà mettre en confiance en confiance la patiente. Lors d’une première consultation, des réponses doivent être apportées à d’éventuelles questions, et pour la rassurer dans ses inquiétudes notamment en ce qui concerne le problème des réactions des membres de sa famille et son entourage professionnel. C’est donc pour le côté psychologique.

Ensuite des photographies de la patiente sont prises pour que le chirurgien puisse évaluer efficacement tous les détails de son visage, mais il aura également besoin de photographies de la patiente quand celle-ci avait entre dix et vingt ans de moins, afin de les étudier pour qu’il puisse préciser comment le visage de sa patiente a évolué. Cette analyse de l’évolution de l’aspect du visage va permettre au chirurgien d’adapter et de personnaliser le travail qu’il va effectuer au visage de sa patiente tout en respectant les traits naturels de celui-ci.

Par ailleurs, des consignes précises doivent être respectées par la patiente avant l’intervention : la consommation de tabac doit être diminuée un mois au moins avant l’opération pour éviter que la peau ne souffre à cause des problèmes vasculaires ; si la patiente a besoin de teindre ses cheveux elle doit le faire avant l’intervention, autrement ce ne sera possible qu’un mois après, un nettoyage de la peau du visage est aussi conseillé, que la patiente peut faire dans un institut de beauté, une semaine avant l’opération ; ses cheveux doivent être lavés avec un savon antiseptique la veille ou quelques heures avant l’intervention.

Le chirurgien aura évidement fait faire à la patiente des examens post-opératoires systématiques pour dépister une possible contre-indication. Enfin, la patiente doit avoir l’esprit serein et tranquille, elle doit être confiante, pour bien vivre son opération et ses suites.

L’opération

L’intervention chirurgicale se déroule soit sous anesthésie générale, soit sous neuroleptanalgésie, mais plus rarement sous anesthésie locale.

Il est à préciser qu’il n’y a pas de différence de la technique opératoire elle-même chez la femme et chez l’homme.

La peau est redrapée grâce à des décollements en bloc de tissus cutané graisseux, et ce de façon naturelle. Les volumes en sont restructurés le mieux possible.

L’excédent de peau est enlevé ; si nécessaire, le chirurgien aspire la graisse sur le menton et l’ovale, tandis que les muscles et les aponévroses sont retendus en faisant quelques points de fixation. Dans le cas où les rides de la patte d’oie sont accentuées, le muscle périorbiculaire qui en est responsable est affaibli.

Esthétiquement, les cicatrices qui suivront l’opération chirurgicale sont cachées dans les contours de l’oreille ; si besoin, elles seront prolongées dans les cheveux de la tempe et même dernière des oreilles. Se le cou de la patiente est très détendu, une courte cicatrice dans le pli du sous menton est nécessaire pour que l’angle cervico-mentonnier soit mieux redéfini.

Une fois donc que l’opération chirurgicale est terminée, un drain aspiratif est ensuite mis en place, avec un bandage léger autour du visage, et ce pendant 24 heures. Un fil résorbable et utilisé pour faire les sutures sous forme de sujet intradermique.

Dans les cheveux, elles sont faites avec des agrafes pour éviter de détruire les bulbes pileux. L’opération dure à peu près deux heures. Un relissage au laser ou un « peeling » chimique est conseillé, mais c’est selon la volonté de la patiente, dans le cas où la peau est partiellement flétrie, cassée ou rugueuse : si elle doit être effectuée, cette opération de complément doit se dérouler dans le même temps opératoire que le lifting lui-même.

Après l’opération

Après l’intervention, un gonflement, des ecchymoses peuvent apparaître avec une sensation d’étirement, il est vrai désagréable, au niveau du cou. La ou le patient ressent plus la douleur pendant les premiers instants post-opératoires, mais celle-ci va diminuer progressivement. Le traitement post-opératoire est à base de calmants, d’anti-inflammatoires et de soins locaux des cicatrices.

Chose importante aussi, pendant la première semaine qui suit l’opération, le ou la patiente ne doit se nourrir que seulement avec des aliments semi liquides tels que la purée, le potage, de la viande hachée ou du yaourt…

Par ailleurs, l’homme qui ne se rase quotidiennement ne doit le faire que deux ou trois jours après l’opération. Les fils et agrafes sont enlevés au bout de dix à douze jours.

Trois à quatre semaines sont nécessaires après l’opération pour que le ou la patiente puisse enfin reprendre sa vie professionnelle sans aucune gêne.

Toutefois, la peau reste insensible au toucher pendant quelques mois mais cette situation est passagère, il y a aussi un risque de déficit moteur car le nerf facial est lésé.

D’autres incidents et complications peuvent survenir, mais ils sont normaux, tels l’apparition d’hématome, vite évacué, ou une asymétrie d’expression qui s’améliorera par la suite…

Les cicatrices laissés par l’opération deviennent progressivement presque invisibles. Mais chez certaines personnes, de carnation foncée surtout, il est possible qu’elles s’hypertrophient. Un traitement médical est alors prescrit, ainsi que la possibilité d’une reprise chirurgicale. Le résultat esthétique sera efficace pendant huit à douze ans, cependant cela est tributaire de la qualité de la peau et de l’hygiène de vie de la patiente.

L’opération de lifting cervico-facial peut être complété, dans le même temps opératoire, par un lifting fronto-temporal sous endoscopie, complet ou partiel si les rides frontales apparaissent et si les sourcils s’affaissent. Cela donnera un meilleur éclat du visage. Qui ne cherchera en effet pas les meilleurs résultats possibles. Pour y parvenir et si nécessaire donc, la patiente doit s’attendre à une extension de son opération.

Les soins locaux d’entretien, comme les crèmes restructurantes et les « micro peeling », doivent faire partie de ses habitudes, et elle évitera de s’exposer au soleil durant les deux ou trois premiers mois suivant l’opération.

Comme pour toute opération de lifting, de précautions préopératoires et post-opératoires sont donc à prendre en compte pour que le lifting cervico-facial apporte à la patiente ou au patient le meilleur résultat possible. Aussi bien que son chirurgien que lui-même a une part de responsabilité dans cette entreprise.