Le mésolift ou mésothérapie

Le mésolift ou mésothérapie est un traitement actif non chirurgical, et il a la notoriété d’être unique. Il est très utilisé pour traiter localement la peau du visage et du cou, ainsi que celle du décolleté.

Mais il peut aussi servir la causse de celles qui veulent « soigner » d’autres parties de leurs corps, telles la face interne des bras, la face interne des cuisses, la petite zone au dessus des genoux où l’on peut parfois voir la peau se plisser, et aussi autour du nombril où ce qu’on appelle un « plissé soleil » se forme fréquemment.

Le visage et le cou restent cependant les principales zones cibles du mésolift, pour lesquelles il est choisi par de très nombreuses femmes.

Le fait de subir un traitement sans chirurgie donne déjà une motivation première du choix du mésolift.

Ensuite c’est un traitement efficace pour entretenir sa peau, et il peut aussi compléter une chirurgie (lifting cervico-facial, lifting endoscopique…) pour améliorer les résultats.

Il n’est pas rare de voir ici et là, dans nos lectures des magazines, des pages publicitaires de tels ou tels produits cosmétiques anti-âge, « spécial fermeté », « anti-relâchement »…, bref, tout un arsenal de termes et aussi, il est vrai, de brevets scientifiques : ces produits, le plus souvent présentés sous forme de crème à application locale, ont tous été testés cliniquement et ont fait leur preuve sur un nombre respectable de « patientes ». Les marques foisonnent, ainsi que les brevets, et les produits sont innombrables, mais il semble qu’ils sont efficaces la plupart du temps.

Par ailleurs ils sont très spécifiques : il y en a qui soignent le contour des yeux (exemple : anti-cernes…), d’autres soignent les rides, d’autres réparent les affaissements…, ceci avec des résultats à la mesure de leurs portées scientifiques.

Le mésolift, un traitement indolore

Le mésolift est à mi-chemin, si l’on peut dire ainsi, entre ces « traitements » cosmétiques « grand public » et les chirurgies spécialisées. Il peut être choisi pour littéralement prendre en charge l’épiderme et le derme en leur apportant régulièrement des « engrais » : ce sont des « principes actifs » qui vont « redoper », revitaliser, raffermir, rajeunir les tissus qui perdent leur vitalité, qui s’affaissent, qui se crispent… On peut d’ores et déjà constater quelques similarités avec les produits cosmétiques traitants.

Le mésolift nécessite par ailleurs la prise de compléments alimentaires spécifiques pour combler certaines carences en principes actifs.

Au niveau du visage, il peut traiter les joues, le menton, l’ovale du visage. Pour le cou, les zones visées sont les cordes plastysmales (fanions) et les anneaux de venus. Il donne aussi un coup de jeune à la peau du décolleté.

Avant de commencer une série de séances de mésolift, il faut faire une classification du vieillissement cutané du visage de la patiente. Cette étape préalable permettra au médecin de choisir quel type de mésolift il va utiliser pour sa patiente.

La classification de la peau

La peau est classée dans le stade un : cela signifie que le relâchement cutané est à ses débuts et n’est visible que dans certaines positions de la patiente, comme par exemple lorsqu’elle penche son visage et que son menton se rétracte sur son cou… ; le stade un équivaut aussi à un début, certes léger, de la perte d’élasticité de la peau sans toutefois présenter encore une véritable atrophie.

Si la peau est classée dans le stade deux : cette classification s’obtient après un test sommaire qui consiste à pincer la peau entre les doigts. On constate le relâchement cutané. La peau est déjà bien moins élastique et on sent l’atrophie cliniquement.

La peau est classée dans le stade trois : les ridules et le relâchement cutané sont constatables de visu. L’atrophie est manifestement importante.

Selon donc le stade de vieillissement cutané ou le niveau de la perte d’éclat, le médecin va choisir le cocktail ou mélange de principes actifs le mieux adapté.

Les principes actifs essentiels : les complexes de vitamines et minéraux, l’acide hyalmonique non réticulé, la procaïne qui stimule la micro circulation, l’acide poly lactique qui est efficace mais doit être dilué avant utilisation, et la Dimethylethanolamine.

Le traitement pouvant être personnalisé, d’autres principes actifs adjuvants peuvent être choisis selon la peau de la patiente : le zinc pour une peau séborrhéique (grasse) avec des acnés ; l’hamamélis, le ruscus, buflomedil dans le cas où il est constaté une insuffisance capillaire avec couperose ; la calcitonine, la caféine, le fucus si l’ovale du visage comporte une stade vieillissement, le nombre de séances de traitement est aussi fonction de celui-ci.

Pour le stade un donc, deux séances par mois pendant deux mois, suivies d’une séance par trimestre, seront nécessaires.

Pour le stade deux, il faut une séance mensuelle pendant six mois consécutifs, suivies aussi d’une séance par trimestre.

Le stade trois nécessite l’utilisation de l’acide polylactique qui est le plus fort stimulant du derme et qui ne donne son effet que tardivement. Aussi des temps d’attente sont nécessaires entre les séances, ce qui implique, pur commencer, la tenue d’une séance mensuelle pendant quatre à cinq mois, à compléter ensuite par une séance annuelle pendant quelques années.

Les résultats

Les résultats immédiats visibles se traduisent par un coup d’état durant plusieurs jours, qui est induit par les stimulants vasculaires. Pour ce qui est des résultats à long terme, on observe une amélioration de l’élasticité cutanée, la peau redevient aussi plus ferme au terme du long traitement.

Mais il ne faut pas oublier que l’amélioration de la qualité de la peau est progressive durant les traitements longs. Donc même quelques semaines après la fin de ceux-ci, une amélioration peut encore être constatée. Le gain de fermeté, d’élasticité, en somme, de rajeunissement de la peau est acquis pour plusieurs mois et même pour plusieurs années après la fin du traitement, toutefois il faut se mettre à l’idée que le processus de vieillissement reprendra le moment venu.

Au niveau du visage, outre la fermeté des tissus, ce premier semble regonflé, car sa peau a été alimentée en éléments nutritifs indispensables sous formes d’hydratation intensifiée, de minéraux, de vitamines et d’acides aminés.

Les contre-indications

Le mésolift ou la mésothérapie présente quelques contre-indications.

Il est déconseillé pour les personnes sous anti-coagulants, les femmes enceintes, les personnes atteintes d’un cancer même au stade primaire, et les personnes dont la peau comporte des lésions cutanées comme l’eczéma et les infections.

Le mésolift est un traitement dont les spécificités lui attribuent une place de choix dans les nombreuses techniques esthétiques. Il peut être pratiqué par choix personnel, mais il peut aussi compléter un lifting chirurgical. Son avantage réside dans le fait qu’il apporte à la peau des éléments nutritifs concentrés qui vont la redynamiser, la rajeunir.