Les varices appartiennent au réseau veineux qui ramènent le sang désoxygéné et chargé de déchets des tissus vers le cœur et qui comprend :
- Les capillaires qui sont les plus petits vaisseaux, sièges d’échanges entre les tissus et le sang.
- Les veinules qui prennent naissance après le versant veineux capillaire et collectent le sang en provenance des capillaires.Toutefois, au préalable, un bilan combinant l’échographie et le Doppler doit être fait.
Il y a plusieurs cas possibles : la sclérothérapie, la chirurgie ou le laser et d’autres traitements.
C’est la méthode la plus connue et elle aboutit à une sclérose des varices. L’objectif est la destruction des varices en agissant sur les parois. La sclérothérapie consiste à monter sur une veine un cathéter, sorte de tube creux, et y injecter un produit sclérosant progressivement pour amener une fibrose et la disparition de la veine. Deux méthodes peuvent être utilisées : soit l’emploi du froid qui permet la congélation de la veine, soit l’utilisation de produits chimiques corrosifs qui rongent la paroi.
La sclérose dépend de l’épaisseur de la paroi, du diamètre de la veine, de la réaction du produit sur cette paroi dont la concentration doit être à forte dose et demande une technique irréprochable de la part de l’ intervenant. Toutefois, les risques de récidive sont importants car il se peut que les varices sclérosées revivent par réimperméabilisation des parois.
Cette technique est généralement utilisée pour les veines de petit calibre comme les veinules .
Intervention classique, cette technique chirurgicale consiste à enlever les veines superficielles principales des membres inférieurs que sont les saphènes au niveau de la chérille, au niveau de la cheville et au niveau du pli de l’aine quand on constate un reflux sanguin. La suppression des petits veines variqueuses qui se sont crées à partir de ces veines s’avère indispensable.
Après l’intervention, le retour du sang vers le cœur se fait uniquement par les veines profondes, qui normalement assurent déjà au moins les 90% de la circulation veineux et l’ablation des saphènes n’a pratiquement pas d’influence. Il faut éviter l’opération dans le cas où il existe une obstruction du réseau veineux profond par une phlébite ainsi que dans le cas d’une grossesse.
Cette technique est employée pour des veines d’un gros calibre comme les saphènes.
La varice est enlevée par l’introduction de trous d’anguilles sous anesthésie locale. Le résultat est la destruction de la veine mais une récidive avec l’apparition de nouvelles varices dans un endroit diffèrent est possible. Il y a également la technique du laser endoveineux, aboutissant à une destruction des veines saphènes à l’aide d’une sonde laser introduite dans ces vaisseaux sanguins.
Ils agissent sur les symptômes des varices et non sur les causes. Certains peuvent tonifier la paroi veineux, améliorer la fluidité du sang. D’autres peuvent diminuer les lourdeurs des jambes ou agir sur les œdèmes. D’autres encore peuvent avoir des effets sur les démangeaisons. Mais il n’est pas encore vérifié qu’ils peuvent stopper l’aggravation de la maladie veineuse. Toujours dans le cadre du traitement des symptômes des varices, des cures thermales effectuées auprès de certaines stations thermales ont des effets bénéfiques sur des varices douloureuses avec des œdèmes.
Quant au drainage lymphatique, il y a une action sur les œdèmes et sur la lourdeur des jambes. La mésothérapie possède une certaine efficacité dans les douleurs des jambes.
La phytothérapie (traitement par les plantes) peut aussi être utilisée et l’est depuis longtemps : l’hamamélis, dont l’écorce et les feuilles ont des propriétés vaso-constrictrices et hémostatiques employées contre les hémorroïdes dont les varices, les extraits de marron d’Inde qui sont efficace dans le traitement des hémorroïdes et des varices en général. Des patients ont suivi des traitements homéopathiques et d’autres des séances d’acupuncture.
Mais ces divers traitements n’ont pas l’efficacité d’un traitement chirurgical ou de la scléropathie, qui agit directement sur la cause. Dans tous les cas, quel que soit le traitement adopté, la patience est nécessaire.